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PLUS C'EST TRASH, plus y a de cash !
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L'idée, le fait :
Le Washington Post du 18 août 2007 s'étend sur l'utilisation de voix "réelles" dans les jeux vidéo. En les utilisant de plus en plus pour améliorer le réalisme de ces jeux, les éditeurs vont maintenant les enregistrer dans la rue, sur les vrais terrains de jeu. Pour le responsable "audio" d'Electronic Arts, acteur incontournable des jeux vidéo, ces échanges parfois crus constituent une partie importante du jeu. L'objectif de restituer une ambiance toujours plus réaliste est imposé par l'amélioration incessante du rendu graphique. Tous les efforts, très coûteux mais très appréciés, réalisés sur l'apparence visuelle, pourraient être annihilés par une piètre ressemblance sonore avec la réalité des jeux collectifs (basket, football...). D'autant que les adeptes de ces jeux s'équipent de systèmes de plus en plus sophistiqués, avec écrans grand format et son 5.1 capables de provoquer des expériences "bouleversantes". Alors il faut leur donner du réel, y compris dans ce qu'il a de plus "trash". Les échanges verbaux sur des terrains "de rue" sont en effet rarement policés et c'est tout l'intérêt pour les créateurs de jeux électroniques que de capter cette "vérité" qui fait toute la différence en terme de perception. Large place à l'improvisation donc, dans ces séances d'enregistrement sonore. Comme le dit Aubrey Hodges, responsable audio chez EA, " nous voulons que les joueurs soient en lien avec l'aspect émotionnel du jeu ". Et Rodney Walker, un autre spécialiste, de conclure : " la voix est l'un des aspects les plus importants de l'expérience ludique, parce que c'est la chose la plus facile à rater ".
Le commentaire :
Les premiers essais de voix dans les mondes virtuels comme Second Life auraient un effet potentiellement dévastateur : la voix trahit la réalité (cf. Internet Actu du 21 juin 2007). Or, ramener le rêve ou le fantasme de la vie virtuelle à la réalité, souvent plus médiocre, est mortel. Mais dans d'autres cas, c'est justement cette médiocrité qui peut être recherchée. Cette communication des rues, où l'insulte remplace la pensée, où le borborygme remplace le dialogue policé, devient de fait plus excitante. S'encanailler a toujours été recherché notamment par les classes les plus installées, les plus bourgeoises. Et désormais il devient possible de s'encanailler sans prendre le risque de la réalité... Une chose est sûre en tout cas, l'investissement dans l'interface vocale a du sens pour enrichir l'expérience utilisateur. Cette interface devrait devenir une interface clé dans les années qui viennent.
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