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Lost(o) in TRANSLATION
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L'idée, le fait :
« Entre médecin et patient ne parlant pas la même langue, mieux vaut un bon ordinateur qu'un mauvais traducteur ». Les Echos du 5 juin 2007 nous décryptent ce credo défendu par l'Ecole de Traduction et d'Interprétation (ETI) de l'université de Genève, initiatrice du projet baptisé « Medical Speech Translator ». « Une étude américaine a démontré que par manque de connaissance médicale ou par peur des tabous, la personne (souvent un membre de la famille) assurant la traduction des propos entre le médecin (anglophone) et le patient (hispanophone) commettait beaucoup d'erreurs ou d'omissions. Or celles-ci peuvent entraîner des conséquences sur le plan médical dans deux tiers des cas ». Le succès du projet repose sur l'assurance que l'ordinateur comprend bien la question. Le logiciel reformule la question posée par le médecin, ce qui permet à celui-ci de la valider avant la traduction proprement dite. Grâce à ce contrôle, la traduction est fiable à 92 %. Cette première version, pour l'instant unidirectionnelle et limitée à quelques organes (douleurs de la tête et du cou, thoraciques et abdominales), existe déjà en plusieurs langues.
Le commentaire :
Imaginer que la mauvaise compréhension puisse provenir des tabous du malade ou de la pudeur du traducteur à dire certaines choses est une piste intéressante, penser que l'on va dépasser ces barrières grâce à la diffusion des MST... (Medical Speech Translator) peut en revanche sembler improbable. En tout cas, pourquoi réserver un tel dispositif exclusivement au dialogue entre un patient et un médecin ne parlant pas la même langue ? Comme si la compréhension entre patient et médecin n'était pas aussi parfois un problème de... langage... Ceci ouvre d'intéressantes perspectives à nos inventeurs en mal de débouchés, une fois résolue la question pour les médecins et leurs patients. Pourquoi ne pas alors transposer leur solution dans les systèmes d'information ? Tant il est vrai qu'un traducteur Maîtrise d'ouvrage / Maîtrise d'œuvre y trouverait un marché encore prometteur !
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