|
|
 |
|
|
 |
Contenu pour adultes : LE LICENCIEUX LICENCIE en fait une maladie
|
|
L'idée, le fait :
ABC News du 18 février 2007, sous la plume de Jim Fitzgerald, nous relate l'affaire de James Pacenza, employé d'IBM licencié pour s'être livré à des "chat" explicitement adultes sur son lieu de travail, alors même que, selon l'employeur, il avait écopé d'un avertissement préalable pour des faits similaires quelques mois auparavant. L'avocat de Pacenza reconnaît les faits mais s'abrite derrière un motif quelque peu surprenant : son client serait gravement malade. La pratique des "chat room pour adulte" aurait pour lui vocation thérapeutique : évacuer le stress qui le saisit de manière fréquente. Vétéran du Vietnam, il est resté traumatisé par la mort, dans ses bras, de son meilleur ami. C'est pour évacuer le stress lié à ces visions qu'il éprouve fréquemment le besoin de s'occuper à autre chose. Des études médicales sont versées aux débats pour prouver la gravité de ce type de pathologie. L'avocat demande à ce que son client bénéficie, par conséquent, de l'American with Disabilities Act (ADA) qui garantit aux personnes handicapées une intégration pleine et entière à la société américaine. Si le juge allait dans ce sens, cette affaire pourrait créer une jurisprudence sur l'utilisation d'Internet sur le lieu de travail, en particulier sur l'aspect "pathologique" du surf compulsif. L'avocat de Pacenza n'hésite pas à citer des affaires dans lesquelles des employés d'IBM présentant des problèmes de drogue ou d'alcool ont été traités tout autrement, Big Blue leur ayant proposé des programmes d'aide. Pourquoi donc son client ne bénéficierait-il pas des mêmes aides ?
Le commentaire :
C'est bien connu, plein de choses peuvent nous arriver à "l'insu de notre plein gré". Mais voilà qu'on apprend qu'il est possible d'aller sur Internet sans vraiment le vouloir ou plus exactement sans pouvoir s'en empêcher. L'appel d'Internet devient vraiment irrésistible ! Et dire que, pendant ce temps, de nombreuses entreprises travaillent à l'élaboration, à la négociation et à la communication d'une charte des bons usages de l'Internet... A quoi bon, si le premier avocat venu peut, études médicales à l'appui prouvant les différentes addictions liées à l'Internet (information instantanée, enchères, pornographie...), démontrer que les supposés abus réprimés par les entreprises sont autant d'appels au secours d'employés en souffrance qu'il faut par définition aider et non pas enfoncer !
|
|
|
|
|